Suite à un pari sur linked in, je vais tenter de publier toutes les semaines cette année

Le temps du 3 janvier

Quand le patron affaiblit ses employés

Interview de Jean-François Manzoni qui a mis en avant le syndrome de l’échec programmé en 1998.

https://www.letemps.ch/economie/2017/01/03/bons-managers-amenent-dexcellents-employes-echouer

Très rapidement résumé, ce syndrome décrit le double cercle vicieux qui se met en place lorsqu’un manager commence à douter de l’un de ses collaborateurs (ou d’un groupe).

Partant du constat qu’il y a finalement peu de managers incompétents, peu de collaborateurs incompétents et pourtant beaucoup d’échecs dans les relations de travail, l’auteur expose les faits suivants.

Avec les meilleures intentions du monde, le manager voulant prendre des mesures de soutien envers un individu ou un groupe perçu comme non performant, va changer son comportement et être plus dans l’analyse, la surveillance et le contrôle vis-à-vis de sa cible. Ce qui va engendrer les doubles conséquences suivantes :

-        La personne ou le groupe se sentant mis en jugement va changer son comportement, se rigidifier et perdre en performance y compris sur ses points forts. Il va de plus avoir un rejet et une méfiance vis-à-vis du manager en question.

-        Dans le même temps le manager va se focaliser sur ce qui ne fonctionne pas et perdre de vue l’apport positif global de la personne ou du groupe.

   Il en découle une perte d’efficacité, de motivation et productivité aussi bien du groupe que du manager, perte pouvant se propager dans l’entreprise.

Ma conclusion personnelle : nous sommes à nouveau confronté à un dysfonctionnement qui trouve son origine dans le manque de transparence, manque d’information et manque de courage à travailler en commun et à mettre les difficultés sur la table pour envisager une résolution commune et construite ensemble plutôt qu’individuelle et émanent d’une seule personne.